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Rêvez#2 Collection Lambert en Avignon

03 déc. 2017 > 20 mai 2018

Exposition pour la jeune création

Deuxième édition de l’exposition et du prix Yvon Lambert pour la jeune création. Afin d’ancrer davantage le musée dans la jeune création et de soutenir les artistes nouvellement diplômés, la Collection Lambert propose un projet inédit qui s’inscrit désormais de manière pérenne dans la programmation artistique du musée.

Felicità 17

Exposition Felicità 17 du 19 mai au 14 juillet 2017

Palais des Beaux Arts, Quai Malaquais, Paris, France

Le Paradis est sur terre.

J’y plante mon décor avant de jouer au pessimiste, avant de construire mon désespoir éphémère.

C’était beau à voir. J’ai fait la guerre au bonheur. Je la continue toujours. Une bataille de mon corps sur le temps, en conflit avec le présent continu. Je le laisse prendre le temps de regarder danser l’ombre qu’il produit par la course du soleil. Une ombre qui s’allonge et s’adoucit car, ici, ce n’est pas l’ombre qui nous inquiète. Une défaite imprévisible s’est imposée à moi : la lumière. Une lumière si intense aujourd’hui que nous en sommes à midi. L’ombre est au plus court.

Nous en avons toujours rêvé : être autant éclairé, éradiquer l’ombre à oublier qu’elle était entrain de nous brûler. Cette lumière devenue aveuglante ne me reflétait plus. J’ai commencé à jouer avec l’interrupteur.

Les gens ont ri et, cette fois là, j’ai ri pour faire comme les autres car je n’ai pas compris.

La part d’ombre en moi continue à regarder cette lumière, simplement parce que c’est beau. Je m’arme de lunettes et je ris parce qu’il n’y a rien à comprendre : mon château s’est écroulé, enfin. Fin de journée. Demain il fera jour.

 

Hé bien… LA GUERRE

AFFICHE

Viens jouer à la guerre le Vendredi 10 Juin pour l’exposition de mon Diplôme de fin d’études.

Les « Idées Eaux »

C’est accommodant de commencer une histoire par un début de matinée -une question de temporalité- . La mienne est pluvieuse, si pluvieuse que je me suis mis à nager.
D’une idée à l’eau j’en fais grand bruit car sa source est intarissable. Cette plage que je viens de créer ne manque plus que de quelques palmipèdes moqueurs pour fixer ma composition.
Je m’entoure de tous ces petits culs flottants, appâts attirants de jeunes mâles. Les chasseurs postés faisant feu sur ces cols verts en attendant le rouge.
Cette scène bucolique me remplit de bonheur. Face à mon ennui chronique, la guerre qui se présente est un divertissement plus que convenable.
Moi, j’adore faire la guerre. Le conflit c’est ma vie.
J’aurais pu en faire un beau militaire de carrière, mais j’ai craqué et j’en prend la démesure avec deux bémols à la clé. Le rire qui me monte aux lèvres a une provenance cent pour cent sincère, mais j’ai bien peur que l’origine n’en soit pas louable. Cependant, de là à prendre les pinceaux pour vous dépeindre mes idées, tout de même un peu de décence. Je détiens ma vérité mais je suis près à la libérer contre un peu de confiture de rhubarbe, cela fait 3h que je suis en négociations avec les autorités compétentes.
Ça y est je ne suis plus poli, mes tiques me reprennent.
Ça me fait l’effet d’une bombe, un feu d’artifice magistral. Le rire me reprend et me creuse l’appétit. Heureusement, l’annonciation du goûter est une trêve de bon augure.
Pendant ce drapeau blanc, nous servant de nappe, Je te balance des choses, tu m’en balances d’autres, on s’en balance.
Finalement qui a commencé ? Cela a t-il une importance? Tant que la guerre est là, tout va. Ce qui importe c’est l’action et l’après où l’on se raconte en famille ce souvenir. Une bonne histoire drôle, un bon moment qu’on aimerait retrouver.
Dans l’Histoire, on vit des moments que l’on ne veut pas revivre et qu’on ne cesse de revivre, dans l’histoire on passe des instants que l’on veut sans fin et qui cessent sans jamais réapparaître. Cette histoire n’en est elle pas plus belle par son instantanéité ?
Un coup de coussin, un fou rire et toutes ces plumes qui voltigent pour en profiter.
Le monde n’a pas la légèreté de son abstraction mais une lourdeur incompréhensible au vue de l’absurdité qui nous gouverne.
On se demande, on se pose la question parce qu’on ne sait plus, je suis perdu, d’où je viens, où je vais… non je déconne, je m’en fou.
Notre évolution nous amène à jouer avec des explosifs sur une masse en fusion, elle-même à proximité d’une autre boule de feu gigantesque au beau milieu de nulle part. Qui a dit que l’on avait pas d’humour?


On va se détendre un peu. Il est vrai que chez les scouts, on nous dit que le bonheur ne vient pas à ceux qui l’attendent assis. Ne vous inquiétez pas, on a bien cinq minutes quand même. Bien que je ne sois pas scout, je vous en donne ma parole, et vous allez en avoir de ma parole. Pendant cette longue conversation avec moi-même, je vais traiter d’un sujet sans en faire un traité, le Bonheur. Voilà, c’est dit, je ne peux plus reculer. Cela va à l’encontre, et je vous mentirais en vous disant le contraire, de la généralisation de la mélancolie. Je suis comme ça, d’un naturel à sourire et en réduisant encore un peu, à rire. Le comble, à ce qu’il paraît, c’est que je suis peintre. Un peintre qui parle du bonheur, franchement, ce n’est pas sérieux. Ca tombe bien, je ne veux pas l’être. Le sujet est sérieux et il me tient à coeur, alors laissons-le libre. Je ne prétendrais pas en donner une définition, car je n’en ai pas envie, et puis je fais ce que je veux. Alors voila, comment puis-je faire l’artiste sans me couper l’oreille et en rire?

8,50€  Pour toute demande me contacter à: bureau.jeancharles@gmail.com


 

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